Visite de Mme la Ministre en Tunisie
Dr Kané Rokia Maguiraga en visite en Tunisie à la rencontre des partenaires tunisiens dans le cadre du développement du secteur de l'élevage et de la pêche au Mali.

LE MINISTRE APPELLE LES ÉLEVEURS DE DIÉMA À LA SOLIDARITÉ

Le chef du département de l’Élevage et de la Pêche, Mme Kané Rokia Maguiraga, a rencontré dimanche au marché à bétail de Diéma les éleveurs et marchands de bétail. Le choix du lieu de la rencontre est l’expression de la convivialité, de l’estime et de la considération que le département en charge de l’élevage porte à l’endroit des acteurs de ce sous-secteur vital pour l’économie nationale. C’est pourquoi, Mme Kané Rokia Maguiraga a tenu à les rencontrer sur leur terrain de transactions commerciales, à savoir le marché à bétail de la localité.
Elle a planté le décor en disant qu’elle est venue solliciter au nom du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita et du gouvernement, la solidarité des marchands de bétail pour approvisionner les marchés de la capitale à des coûts raisonnables. En fait, le département, à la veille des fêtes religieuses, organise des ventes promotionnelles de moutons et de bœufs afin de permettre aux familles modestes d’accéder à la viande de qualité et à un coût raisonnable. Mme le ministre était donc venue solliciter les éleveurs à participer à cette activité du département. Elle a ainsi véhiculé ce message afin que cette couche de la société, actrice incontournable du développement, puisse manifester sa solidarité envers les ménages à l’occasion des ventes promotionnelles d’animaux.
Mme Kané Rokia Maguiraga a aussi écouté et échangé sur les difficultés rencontrées et vécues par ces acteurs. Ainsi, Sadio Tounkara, porte-parole de l’association des marchands de bétail de Diéma, a tiré la sonnette d’alarme en indiquant que la campagne pastorale est des plus difficiles vécue par les animaux. en raison de la mauvaise pluviométrie enregistrée, les animaux n’ont plus d’herbe à brouter et les points d’eau que sont les 2 mares dans lesquelles les bêtes s’abreuvaient sont asséchés depuis longtemps. «Nous enregistrons des cas de mortalité presque chaque semaine. Les cadavres d’animaux sont visibles dans la brousse où, les animaux errent sans cesse à la recherche d’eau», a signalé Sadio Tounkara.
«Le chargement d’une charretée d’herbe sèche coûte 5000Fcfa et le sac de 50 kg de tourteau coûte ici 11500 à 12500Fcfa. A ce rythme, où voulez-vous que l’on puisse aller avec nos animaux. Et pour ne rien arranger, la campagne céréalière a aussi été très mauvaise. De ce fait, en plus d’assister impuissants à la mortalité continue des animaux, nous avons aussi faim», a-t-il ajouté. Ses camarades Sadio N’Diaye et Oumar Barry se disent très tristes de vivre une telle situation sans assistance. «Dans ces conditions, comment voulez-vous que nous puissions empêcher les jeunes d’émigrer même au péril de leurs vies», a dénoncé Sadio N’Diaye.
Mme Kané Rokia Maguiraga a promis que son département va rapidement mettre en route des stratégies pour atténuer la tragédie que vivent les ménages face à la mortalité des animaux par manque d’eau et de fourrage. D’autres collègues du gouvernement seront informés de la situation alimentaire précaire du cercle. Ils prendront des mesures nécessaires pour amoindrir la souffrance des ménages, a promis le ministre de l’Elevage et de la Pêche.
M. C

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